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Acheter un reflex ? Oui, mais à quel prix ?

Acheter un reflex ? Oui, mais à quel prix ?

Vouloir acheter un reflex, c’est bien. Mais de quoi avez vous vraiment besoin ? Mis à jour du 23 octobre 2014 : J’ai rajouté une version « vidéo » de cet article à la fin de celui-ci, au cas où vous auriez la flemme de tout lire 🙂

Un appareil de type reflex est à la photo ce que la Lamborghini est à la voiture. Voilà de quoi vous donnez un ordre d’idée si vous ne connaissez rien à la photo.

J’entends beaucoup de personnes dire qu’ils ou elles veulent un reflex, et qui viennent me demander conseil. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de cet article, centraliser mes connaissances en la matière pour pouvoir tout leur fournir d’un seul coup (C’est au passage la raison d’être de ce site). Cet article sera donc divisé en plusieurs chapitres :

  1. Présentation des différents types d’appareils photos 
  2. Présentation des différents publiques visés par les marques 
  3. Présentation des différents marques et leurs gammes
  4. Comment bien choisir ? 
  5. Présentation des capteurs APS-C & FF
  6. Les zizos
  7. Présentation des différents types d’objectifs 
  8. L’importance des accessoires
  9. Rappel historique avec le Daguerreotype
  10. Finalement, qu’est-ce qui est important ?

Présentation des différents types d’appareils photos.

Smartphones, bridges, reflex, phase one, voir même satellite… Comment s’y retrouver dans cette jungle photographique ? En réalité, chaque appareil à ses avantages et ses inconvénients.

 

  • Les smartphones

Prenons l’exemple du smartphone. On dit que le meilleur appareil est celui qu’on a toujours sur soit. Certes, dans le fond c’est vrai. C’est d’ailleurs ce qui a démocratiser la photographie via smartphone. Ils sont petits, légers, discrets, rentrent facilement dans une poche, mais malheureusement pour eux, la qualité n’est que rarement au rendez-vous. J’entends par là une qualité équivalente à celle d’un réflex ! Car les smartphones se sont considérablement amélioré point de vue photo ces dernières années. Et les modèles milieu/haut de gamme d’aujourd’hui sont vraiment (vraiment !) sympa à utiliser, mais reste en deçà d’un appareil. Si cette catégorie vous intéresse, je vous recommande d’utiliser l’un des smartphones suivant : iPhones 5S, Galaxy S5, Lumia 1020, Lumia Icon.

  • Les compacts

Il y a un peu à boire et à manger dans les compacts. De base, ils offrent une entrée de gamme à l’ensemble des fabricants avec des prix inférieurs à 100€, pour concurrencer en règle générale les smartphones. Toutefois, depuis quelques années les constructeurs misent sur l’originalité avec des formes et des couleurs propres à ce genre de boitier. Sur la plupart des modèles bas de gamme/milieu de gamme la qualité d’image est rudimentaire. C’est « bon », mais sans plus. Toutefois, certains modèles de compacts haut de gamme offre des performances identiques à des reflex. Ils offrent aussi la possibilité d’utiliser des boitiers étanches (10m en général) résistants aux chocs, aux températures extrêmes… En exemple, voici le x100s de Fujifilm, le Pentax W3G-GPS, le Leica C, ou encore le Panasonic FT5. Personnellement si je suis amené à en prendre un, c’est uniquement pour bénéficier de leur résistance aux conditions extrêmes sur les modèles adaptés.

  • Les bridges

Je ne suis pas personnellement fan des bridges. Mais ça reste l’appareil photo que les gens achètent quand ils veulent quelque chose de bien sans passer par la case reflex et sans se prendre la tête. Les bridges il en existe de toute sorte, de tout prix. Leur principa avantage reste leur objectif. Fixé au boitier, il est impossible de le modifier. Pour compenser cela, la plupart des bridges bénéficient d’un zoom optique très large. Par exemple 18-200. Ainsi il vous permet de profiter d’un peu de tout à moindre coût. Viens ensuite l’avantage du poids, et de l’encombrement réduit. Parmi ceux sur le marché en ce moment, je pourrais vous citer le Stylus 1, le Finepix S1, le Coolpix L320 ou encore le Lumix FZ72. Bien sûr, chaque à chaque fois, les modèles cités ne sont qu’un avis personnel.

  • Les hybrides

Un hybride c’est un appareil entre le bridge et le reflex. Il garde du bridge sa petite taille, son faible poids et son encombrement réduit. Du réflex, il bénéficie de cette possibilité de changer d’objectifs, contrairement aux bridges qui eux ont un objectifs fixé sur le boitier. Un peu plus performant qu’un bridge classique, ils ne bénéficient pas de l’ergonomie d’un reflex, ni de son système de mise au point (à mesure de contraste, bien souvent). De ce fait, ses performances et sa qualité d’images le place en retrait d’un reflex. Toutefois certains modèles haut de gamme offrent une qualité d’image équivalente à un reflex. En modèle phare je pourrais vous parler du Fujifilm X-T1, du Sony Alpha 7R ou encore de l’OMD D E-M10 d’Olympus.

  • Les reflexs

Les reflex numériques ne sont pas vraiment vieux. Un peu moins d’une trentaine d’année, ce qui au vue de l’histoire de la photo revient à finalement pas grand chose. C’est appareils ont de nombreux avantages, mais aussi quelques inconvénients. Commençons donc par les avantages. Sans surprise, le fait de pouvoir changer d’objectif à volonté est un véritable plus. Vient ensuite l’excellente qualité (en général) de fabrication de ces appareils (résistants à la pluie et à la poussière pour la plupart) avec en plus une qualité d’image de plus en plus belle. En revanche, le poids et l’encombrement de certains modèles laissent parfois à désirer, tout comme les prix qui grimpent extrêmement vite quand il s’agit de s’équiper entièrement. Ces boîtiers sont aussi d’avantage sujets aux vols que les autres… Parmi les emblématiques on retrouve le 5D Mark III, le D800, ou encore le K-3.

  • Les Phase One

Avec une entrée de gamme commencent à presque 12’000€, il est normal que peu d’entre vous en ai entendu parler. Alors qu’est-ce que c’est que cet OVNI parmi cette liste de produits connus ? C’est une société Danoise qui fabrique des boîtiers et des capteurs numériques très haut de gamme. Principalement connu pour ses « dos », se sont en réalité des capteurs qui sont dans une « boite ». Ils se fixent à l’arrière des appareils moyens format comme sur les modèles argentiques Hasselblad 503cw ou des Mamiya RB67 Pro SD par exemple. Avant on fixait à l’arrière de ces boitiers la pellicule dans un compartiment, d’où le nom de « dos ». Maintenant c’est un capteur. Principalement utilisé dans des studios publicitaires ou chez des portraitistes connu. Ce n’est pas le genre d’outils qu’on emmène en reportage (mariage etc) même si certains le fond. Leur ergonomie, le poids, et l’encombrement n’en font à mon sens pas des appareils de terrains. (D’autres marques existent. J’ai cité Phase One car c’est la marque avec laquelle j’ai le plus travaillé, mais ils ne sont pas seuls)

Quels sont les différents publics visés par les marques ?

Aussi étrange que le titre de ce chapitre puisse paraître, les marques n’ont pas toutes le même public. Si vous prenez Hasselblad ou Leica, ils n’en ont pas grand-chose à faire des gens qui n’ont qu’un budget de 1000-1500€. Ça ne fait pas d’eux de mauvaise marque, ça fait d’eux des marques de luxe. Bien qu’à mon goût on paie surtout le prestige de la marque pour Leica, Hasselblad s’utilise surtout dans le monde professionnel et rejoins Phase One avec les dos numériques dans le chapitre précédent. Concernant les autres marques qui seront décrites dans le chapitre suivant, elles ont pour la plupart pris la décision de décliner leurs gammes en deux catégories. La catégorie « Grand publics » qui comprend des appareils entre 100 et 1800€, et la gamme « Professionnel » entre 2000 et 6000€.

Les différentes marques et leurs gammes.

Voici quelques-unes des marques les plus emblématiques du monde l’image.

  • Nikon
  • Canon
  • Fujifilm
  • Sony
  • Olympus
  • Pentax
  • Leica
  • Hasselblad
  • Mamyia

Pour toutes les marques en dehors de Leica et Hasselblad, elles disposent de deux gammes distinctes. Pour vous y retrouver, voici donc la liste des gammes « amateurs » et « professionnel » de chacune des marques. Les produits sont ceux disponibles en Avril 2014 et ne concernent que des reflex, je n’ai noté que les plus récents des marques seulement.

Nikon
.
. Amateurs 

Professionnel 

Canon
.
. Amateurs 

Professionnel

Sony
.
. Amateurs 

Professionnel

Fujifilm
.
. Amateurs 

Professionnel

Olympus
.
. Amateurs 

Professionnel

Pentax
.
. Amateurs 

Professionnel 

 

Dans le tableau ci-dessus, vous avez donc les différents boîtiers de chaque marque classés entre gamme pro et gamme public. Je n’ai pas la prétention de connaitre toutes les marques sur le bout des doigts, mais voici déjà quelques explications pour apprendre à décrypter les gammes que je connais.

Nikon : L’actuelle entrée de gamme se décline dans la série des 3000. Tel que le D3000, D3100, D3200, ou D3300. Vient ensuite le « milieu de gamme » avec la série des D5000, puis le haut de gamme public avec anciennement le D80-D90, et avec la nouvelle numérotation, le D7000, D7100. En somme, plus le chiffre est élevé, plus la gamme est haute. Le D610 fait bande à part, à classer à la fois entre le tout public et le pro, il s’agit d’une version qui corrige un défaut de fabrication du D600.

Vient ensuite sa gamme « pro ». Le (vieux) D300s à succédé au D300, vient ensuite le D800 (avec une version déclinée en D800E) Sa particularité est d’avoir presque 40 millions de pixels sous le capteur, et d’être très bon en vidéo. S’en suit le DF, le modèle « retro » de la marque. Il possède le même capteur que le Nikon D4, actuel fleuron de la marque, mais il est impossible de prendre des vidéos avec. Nikon a choisi de bloquer cette option afin de rester dans le « pur style de la photo ». Le Nikon D4S succède d’ailleurs au Nikon D4, qui lui-même succède au D3S, du D3, au D2x, D2 etc…

Canon : Ils ressemblent à Nikon avec l’utilisation du « D » dans ses gammes. Sauf qu’il est placé à la fin du chiffre, contrairement à ce dernier. Avec un numéro à deux ou trois chiffres comme le 1200D, 100D ou 700D, vous êtes dans « l’entrée de gamme » de la marque. Vient ensuite le 7D qui prend la place de « haut de gamme », et un 6D qui concurrence le D600 de Nikon. Oui je sais, ça commence à devenir compliqué et à faire beaucoup de chiffres. La gamme « pro » se caractérise avec des « Mark » comme l’ancien 5D Mark II ou l’actuel 5D Mark III, et le top du top, c’est la gamme X & C. (Modèle 1D) l’équivalent haut de gamme d’un D4 de Nikon par exemple.

Fujifilm : Eux, ils ne sont pas vraiment comparables aux autres car ils ne font pas tout pareil. Leurs boîtiers sont déjà différents, mais les gammes bien distinctes. Les gammes « A » sont pour l’entrée de gamme, M pour le milieu, et E pour le haut de gamme. S’en suit le Pro-1 et le T1 qui sont un cran au dessus, le X-T1 étant le top de la marque en ce moment.

Edit : Je vous classe ici les appareils par gammes. Au vue de l’évolution des prix avec le temps, et selon les boutiques, voir sur le marché de l’occasion, il m’est impossible d’écrire un article que je n’aurais pas besoin de mettre à jour toutes les 3 semaines. Si vous n’avez qu’un petit budget, tapez dans les gammes amateurs ou sur l’occasion. Google est votre ami, n’hésitez pas à fouiller la toile !

Comment bien choisir un boitier ?

Bien. Maintenant qu’on a fait le tour de ce qui existe niveau « boitier » voyons voir lequel pourrait vous intéresser. Tout d’abord, il faut vous fixer un budget. Trop souvent j’ai reçu des messages de personnes voulant acquérir un ensemble complet et performant pour « seulement » 200€. La photo coûte cher, et se constitue de beaucoup de chose ! Dans ce chapitre, seul le coût et le choix du reflex sera abordé.

Déjà, êtes-vous plutôt un aventurier ? Un portraitiste ? Un artiste ? En effet, les appareils ne sont pas conçus pour les mêmes usages. Pour prendre la gamme de Nikon pour exemple, un D7100 est un bon boitier pour baroudeur. Il est tropicalisé (donc résiste à la pluie, l’humidité, la poussière) et reste léger et compact. Il se débrouille en vidéo, mais si vous voulez vraiment tourner des clips ou autres, alors là il vous faudrait plutôt un 5D Mark III de Canon qui reste une référence dans le milieu. D’ailleurs, c’est un 5D Mark II (La génération précédente, donc) qui a été utilisé pour tourner l’un des finales de saison de la série Dr House !

Pour les paysagistes, je pourrais recommander un Nikon D800. Son capteur plein format et ses 36 millions de pixels en font quelque chose de tout à fait agréable à utiliser. Une telle définition permet de recarder dans l’image et d’avoir toujours un fichier de grande taille. Pratique pour isoler certains éléments de paysages ! Il est aussi souvent utilisé en studio ou en publicité comme boitier complémentaire. En revanche, le poids relativement très élevé des photos prises n’en font pas un super appareil de reportage, à moins d’être équipé en cartes SD / CF disposant de beaucoup de place (128 Go au moins) avec des taux de transfert ultra rapide, mais tout ceci a un coût supplémentaire non négligeable.

A vous de voir également la fréquence d’utilisation de votre appareil. Si c’est pour l’utiliser uniquement pour photographier vos amis, ou alors pour les réunion de famille (anniversaire, cousinade, noël etc) ce n’est pas non plus super important. En revanche, si vous avez la photo comme passion et que vous photographier régulièrement les concerts de vos amis, les matchs de foot du petit frère, ou encore des portraits de vos proches, là il vaut peut-être mieux réfléchir à un investissement. Mais n’oubliez pas pour autant de commencer petit ! L’évolution sera fera avec le temps.

De mon point de vue, si vous cherchez un très bon appareil et que vous avez un budget d’environ 1000€, je pourrais vous recommander le Nikon D7100, ou bien le Fujifilm X-T1. Avec un coup de cœur pour le boitier de Fuji. Pour moins que ça, n’importe quel reflex actuel des différentes marques vous suffira. N’oubliez pas de bien regarder chaque appareil, certains vous conviendront peut-être mieux ! Par exemple, certains ont un module wi-fi intégré alors que d’autres non, tandis que certains disposent de deux ports pour cartes SD, alors que d’autres n’ont pas de flash intégré ou de prises pour y brancher un micro et un casque. Certains se trouvent facilement en kit avec un zoom standard mais pas d’autres, etc.

Dernier point, pensez aussi à prendre en main le boitier qui vous intéresse dans une boutique photo ou une grande enseigne. L’ergonomie est importante aussi ! Perso je déteste utiliser le 5D Mark III alors que c’est pourtant un boitier très performant, mais je ne suis pas à l’aise avec l’ergonomie de la marque. Un appareil, c’est quelque chose de personnel ! Là je vous ai donné des astuces pour faire le tri parmi les différents boîtiers qui existe. A vous de voir selon votre préférence !

Attention !

Ne vous fiez pas à certains sites d’images comme Flickr, DeviantArt ou 500px. Sur ces sites il est souvent précisé avec quel appareil la photo a été prise, et il n’est pas rare donc de voir un boitier sur lequel on lorgne sortir des images magnifiques alors que quand vous essayez, c’est juste moche.

N’oubliez pas que derrière, il y a beaucoup de choses à prendre en compte tel que l’objectif utilisé, les conditions de prise de vue, l’expérience du photographe, ou encore parfois énormément de retouche ! De plus si vous êtes concernés par mon article (ne le prenez pas mal) mais c’est que vous êtes surement loin d’être un expert et que vous ne saurez peut-être pas identifié le réel du faux (vis à vis de la retouche).

Sachez aussi que même un boitier dépassé de plusieurs générations peut-être utilisé pour réaliser des images sublimes si il est correctement utilisé. S’il vous n’avez pas les moyens de prendre neuf le dernier modèle haut de gamme amateur par exemple, regardez si des gens n’en vendent pas de la génération précédente sur des sites comme eBay par exemple. Vous n’avez pas besoin d’un boitier à plusieurs milliers d’euros pour sortir une bonne image, surtout si vous commencez.

Enfin, Nikon et Canon sont les leaders dans le domaine de la photo, et occupe souvent une grosse place dans les rayons des magasins. Mais ne restez pas cantonnés à ces marques là, les autres vous conviendront peut-être mieux ! En effet, Fujifilm, Sony, Pentax et Olympus ont fait une très belle remontée ces dernières années et tiennent largement tête aux leaders.

Attention ! (Encore)

Si vous acheter un appareil photo sur Internet, voici la liste des points à vérifier pour être sur de ne pas vous faire avoir :

  • Vérifier le nombre de déclenchement. S’il n’est pas spécifié dans l’annonce, demandez le au vendeur. Quand un appareil prend une photo, le mécanisme pour relever le miroir s’active. A la longue, il s’use. Les appareils ont donc une durée de vie limité, mais je vous rassure, il est facile d’atteindre les 150’000 photos avec un appareil. Vérifiez donc sur Google jusqu’à quel nombre l’appareil est garanti. Aucun intérêt d’acheter un boitier cher si il est déjà mécaniquement en fin de vie !
  • Vérifier les champignons, ou les autres tâches dans le viseur ou dans les objectifs. Ce n’est pas dur à voir, vous regarder dedans et si il y a des points ou des tâches, ça ne vaut pas le coup. N’hésitez pas à demander des photos si c’est une vente sur Internet.
  • Vérifier si l’appareil n’a pas été volé. C’est simple, si vous avez entendu dire sur un forum photo qu’un gars c’est fait volé un sac avec admettons un D700 et 3 objectifs, et que comme par hasard un mec vends à bas prix les mêmes produits, vous êtes en droit de vous poser des questions. Essayer de voir si vous pouvez donc avoir les boites d’origine ou des factures des produits à vendre.
  • Vérifier si tous les boutons sont bien en places et qu’ils tiennent bien.
  • Vérifier que l’appareil n’a pas de traces de chocs ou d’impact.

Dernier point, après je clos cet article que je rallonge sans arrêt :

Faites attention à comment a été utiliser le boitier. De plus en plus de personnes utilisent les reflex pour faire des vidéos. Après tout ils ont bien raison, ils peuvent faire parfois des vidéos d’excellente qualité en 1080p à 50-60 images par seconde. Alors pourquoi s’en priver ? Le seul souci, c’est que les composants de l’appareil sont soumis à rude épreuve pendant que l’appareil filme. Celui-ci chauffe parfois énormément. N’hésitez donc pas à demander au vendeur quel usage il en a fait.

Présentation des capteurs APS-C & FF

APS-C ? FF ? Ça veut dire quoi ? APS-C est l’acronyme d’Advanced Photo System type-C, ce qui donne en français  « Système de photo avancé de type C« . FF quand à lui vient de « Full Frame » => Plein format. Il existe beaucoup d’autres tailles de capteurs différents, mais c’est deux-là sont les principales. Pour vous aider à comprendre, un capteur de type APS-C mesure (en mm)  25,1 × 16,7 tandis qu’un capteur plein format mesurera 24 × 36. Ci-dessous en image, vous avez à gauche la dimension d’un capteur de type APS-C, et à droite un Plein Format. La différence saute aux yeux n’est-ce pas ? (Noté que la taille du cercle argenté ne change pas !)

capteurs (Attention toutefois, sur l’image ci-dessus ce n’est pas le capteur que l’ont voit mais bien le miroir qui est DEVANT le capteur. Celui ci se relève pour laisser le champ libre entre l’objectif et le capteur le temps nécessaire à prendre une photo, mais la taille est identique)

Mais alors qu’est-ce qui change ?

C’est simple, plus un capteur est grand, plus l’image est belle. C’est certes un peu résumé, mais en gros c’est ça. Vos flous d’arrière plan (bokeh) avec un plein format seront plus doux et plus prononcé que sur un APS-C, ces capteurs géreront mieux aussi les montées en ISO (donc en faible lumière) etc.

Mais… Pourquoi dans ce cas produire des capteurs APS-C ?

C’est simple. Prenons l’exemple du D610 et du 6D. Les deux coûtent presque 2000€. La raison ? Leur capteur qui lui est… Plein format ! C’est cette pièce qui est vraiment la plus cher dans un reflex numérique. Et si vous voulez ciblez un public plus large, vous êtes obliger de produire un capteur plus petit, et moins coûteux.

Il y a aussi un autre point crucial à prendre en compte avec les capteurs APS-C et FF : la conversion. En effet, les objectifs utilisés pour un APS-C ne sont pas les mêmes que ceux utilisé pour le FF. La différence entre ces objectifs sera expliquée dans le chapitre suivant. En attendant, retenez juste que de par la plus petite taille du capteur APS-C, il faut appliquer un coefficient de conversion.  Ce coefficient permet à un capteur APS-C de se rapprocher d’un capteur plein format. Pour les capteurs Nikon par exemple, il faut multiplier la focale de votre objectif par 1,5, alors que pour Canon il faudra multiplier par 1,6, pour Fujifilm 1,52 etc. En clair, si vous mettez un 35mm sur un APS-C Nikon, vous n’aurez pas un 35mm mais un équivalent 52,5mm. Ou encore chez Canon, vous aurez du 56mm. C’est très important à prendre en compte, mais j’en parlerais plus en détails plus tard.

Si je vous ai mis le doute ou que vous ne comprenez plus rien ce n’est pas grave. Ce chapitre est plus là pour les amateurs avertis ou les curieux ! Si vous êtes amateurs « pur » ou en quête d’un premier boitier, restez dans le chapitre précédent en choisissant un boitier APS-C (donc moins cher) qui vous convient !

 

Les zizos

C’est une matière un peu familière de parler des « iso ». C’est une valeur très importante en photographie car c’est la mesure de la sensibilité à la lumière de votre capteur (ou anciennement de la pellicule). En clair, quand vous avez peu de lumière autour de vous et que vous voulez quand même photographier, vous avez 3 solutions :

  • La première, ouvrir votre diaphragme (voir chapitre sur les objectifs)
  • Baissez votre vitesse d’exposition. En effet, quand vous photographier vous entendez souvent « clac-clac ». Le premier « clac » c’est le miroir qui se lève pour laisser la place au capteur. Le second, c’est quand il se remet en place. Si vous photographier à l’instantané, soit au 1/125ème de seconde, la lumière n’a que peu de temps pour atteindre votre capteur. En revanche, si vous régler votre appareil pour que votre photo se prenne en 10 ou 15 secondes, il y a beauuuuucoup plus de lumière qui aura le temps d’atteindre votre capteur.
  • Monter les ISO !

Augmenter la valeur des ISO sur votre appareil vous permettra d’avoir un capteur plus sensible à la lumière, et donc augmentera vos chances de photographier en basse luminosité (de nuit, pièce mal éclairée, concerts…) Mais attention ! Augmenter de trop votre valeur ISO diminuera votre qualité d’image en ajoutant du « bruit » numérique ! A l’époque on appelait ça du « grain » sur les pellicules. En effet, avant les ISO n’étaient pas modifiable sur l’appareil, ça se choisissait à l’achat de la pellicule. On achetait une pellicule 200 ISO ou bien 800 ISO, voir 1600 ou encore 3200 ISO. Du coût, on avait du « grain », comme plein de petits points sur l’image. Très à la mode sur les rendu vintage d’ailleurs.

Aujourd’hui, les appareils numériques amateurs peuvent aller de 200 à 3200 ISO, les milieux de gamme vont jusqu’à 6400, les haut de gamme amateurs peuvent atteindre 25600, et le très haut de gamme Nikon (Le D4S) atteint le chiffre record de 409600 ISO. Ci-dessous, un exemple de valeur ISO modifié pour la photo image.

iso

 

Comme vous pouvez le constater, plus vous augmentez votre valeur, plus votre image est dégradée. Il est donc important de bien connaitre les limites de son boitier lorsque vous photographier. C’est aussi pour cette raison que les boîtiers pro sont cher ! Leurs capteurs sont beaucoup plus perfectionnés que ceux des amateurs, et ils peuvent monter en ISO sans soucis ! Le D4 par exemple est parfaitement correcte à 102400 ISO, mais il coûte 4900€ !

A l’inverse de la monté en ISO, plus vous avez une valeur basse, plus votre image aura une meilleure qualité et sera « douce ».

La gestion des ISO est à prendre en compte lorsque vous acheter un appareil photo. Si vous photographier énormément de concert, n’allez pas acheter un appareil qui ne dépasse pas 1600 ISO sans faire du n’importe quoi ! A mon sens, Fujifilm propose aujourd’hui la meilleur gestion pour les hautes montées en ISO. Malheureusement il plafonnent à 51200 avec le X-T1. Si vous voulez monter plus, et également payer plus, il faudra vous tourner vers une autre marque.

Au passage, vous vous souvenez précédemment je vous ai parlé des Phase One dont l’entré de gamme commence à 12’000€ ? Et bien croyez le ou non, mais ces capteurs sont peut-être grandiose et font des merveilles en studio, mais ils sont incapable de gérer correctement de hautes montées en ISO. L’image devient très vite horrible. Pourtant, le prix est largement plus élevé qu’un reflex qui fera beaucoup mieux. Ils n’ont simplement pas été conçu pour cet usage.

Présentation et choix des objectifs.

Probablement l’un des plus longs chapitres de ce guide, la description des objectifs. Il en existe différents type tels que ceux énoncés ci-dessous. Chacun d’eux s’utilisent différemment selon vos préférences, votre spécialisation en photo, l’effet que vous recherchez… Voici donc un petit tour de table.

  • Focale fixe

Avec ces objectifs là, pas de zoom ou de dézoom possible ! Vous achetez un 35mm, vous avez un 35mm ! Pour zoomer il faudra utilisé vos jambes pour avancer, et pour dé-zoomer… Il faudra reculer ! Ces objectifs ont pour avantages d’être souvent petit, léger, très performant, et disposant de grandes ouvertures (j’expliquerais plus tard ce qu’est une ouverture). Les professionnels travaillent d’ailleurs plus souvent avec plusieurs objectifs à focales fixes qu’avec des zoom. Comme focale fixe « célèbre » vous avez le 35mm, le 50mm ou encore le 85mm.

  • Grand angle

Ce sont des objectifs (souvent munis d’un zoom) qui vous permettent d’avoir une vision assez large de ce qu’il y a devant vous. Par exemple, un 18-55 est à la fois un « zoom » (car il permet de passé de 18 à 55) mais aussi un grand angle car il vous permet de vous mettre à 18mm. C’est pratique pour les reportages ou photographier en intérieur quand vous ne pouvez pas vous reculer à cause d’un meuble ou d’un mur. En revanche, c’est déconseillé en portrait car ça déforme un peu le visage.

  • Ultra grand angle (UGA)

Raccourcis en UGA, c’est comme un grand angle, mais en plus grand ! Par exemple le 10-24 sigma est un UGA. Très utile en intérieur, reportage et paysage. Toutefois, comme un grand angle classique, c’est déconseillé pour du portrait car il déforme encore plus le visage.

  • Fisheye

C’est comme un UGA, mais encore plus ultra. Le 8mm de Samyang est d’ailleurs très connu au vue de son prix beaucoup moins élevé que la concurrence. Même principe qu’un UGA, sauf que vous déformerez encore plus votre image en ayant un angle encore plus large.

  • Zoom

Les zooms sont les objectifs les plus courant chez les amateurs de photos. Par exemple avec un 18-200, vous allez pouvoir passé d’un grand angle à un zoom très important. (Je vous explique ces chiffres juste après). Leur avantage est de tout faire (ou presque) en un seul objectif. En revanche, leur construction impose des contraintes, et malheureusement à cause de leur mode de fabrication, beaucoup moins de lumière arrive à passée au travers de ce type d’objectif. Ils sont donc déconseillés si vous prenez des photos de nuit, de concerts, ou avec de faibles éclairages. (Sauf si vous avez de « petits » zoom conçu pour, j’y reviendrais plus tard ou un boitier qui gère superbement les montés en ISO)

  • Décentrement

Les objectifs à bascule ou à décentrement sont très particuliers. Ils sont munis de vis à leur base, près de là où on le fixe sur l’appareil photo. En vissant ou en dévissant, vous faites bouger l’axe de l’objectif, ce qui vous permet de ne pas déformer vos perspectives et ainsi de respecter lloi de Scheimpflug. Principalement déclinés en focale fixe, ils sont destinés aux photos d’architectures. 

  • Téléobjectif

Si vous avez déjà regarder le sport à la télévision, vous avez déjà vus un téléobjectif. Surtout sur les matchs de foot. Ce sont des zoom très imposants, et très puissants. Grâce à ce genre d’objectifs vous pouvez photographier un élément lointain comme si il était proche de vous. Pratique, mais vite encombrant. Et un téléobjectif performant coûte aussi cher qu’un boitier haut de gamme.

 Maintenant, apprenons ensemble à lire un objectif pour reconnaître à quoi ils correspondent.

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Ci-dessus, nous avons un excellent objectif de chez Nikon. Alors avant de lire la suite de ce paragraphe, regardez la photo et essayez de deviner à quelle catégorie il appartient. Bien, vous avez trouver ? En effet, il s’agit bien d’un téléobjectif ! Le 70-300mm f/4.5-5.6 ! Maintenant, apprenons à lire un objectif Nikon.

Pour commencer, tout en bas vous avez VR d’écris. (Maintenant il existe le VR II) VR vient de « Vibration-Reduction« . Pas besoin de traduction pour le coup, je pense que vous avez compris son utilité. En fait, plus vous utiliser un zoom important (donc si vous vous mettez à 300mm par exemple) plus vos mouvements seront amplifiés. En gros, si vous bougez ne serait-ce que pour respirer, l’image que vous voyez dans le viseur bougera elle aussi ! Comme regarder au loin avec des jumelles. Ce système VR permet de réduire justement ces mouvements pour avoir une image toujours plus nette.

Concernant le texte en doré, AF-S signifie que l’objectif est doté d’un moteur de mise au point intégré qui s’utilise à la place du moteur de mise au point intégré au boîtier de l’appareil photo. Ce système garantit une mise au point plus rapide. La très grande majorité des boîtiers Nikon dispose d’un moteur intégré excellent, mais certains appareils, souvent les plus bas de gamme en sont dépourvus. L’avantage de ce type d’objectif est que du coup une mise au point automatique est toujours possible grâce justement au moteur intégrer de celui-ci.

Vient ensuite « Nikkor » c’est simplement la marque utilisé pour les objectifs. Comme Fujifilm utilise « Fujinon » par exemple. Si ils utilisent Nikkor c’est à cause d’un conflit qu’il y à eu en Allemagne. Le nom Nikon, qui date de 1946, est une fusion de Nippon Kōgaku (日本光学 : « optique japonaise ») et de la marque Ikon de Zeiss. Le problème étant que Zeiss se plaignit que Nikon emprunte sa marque déposée. Ainsi, de 1963 à 1968 le Nikon F porta le nom « Nikkor » et non plus Nikon. Depuis, les objectifs s’appellent toujours Nikkor.

La minute histoire terminer, revenons-en au reste. 70-300 indique la plage couverte par le zoom. Ainsi vous passez d’un 70mm à un 300mm. Pas de soucis si vous utiliser cet objectif sur un boitier FF, vous avez bien un 70-300. En revanche n’oubliez pas la conversion sur un APS-C ! Avec le facteur d’1,5, votre 70-300 devient un 105-450 ! Enfin, le 4.5-5.6 correspond au diaphragme de l’objectif. Pour vous donner un ordre d’idée, les zooms ou téléobjectifs ont souvent ce rapport entre 3.5 et 6. Plus le chiffre est petit, plus vous avez une image lumineuse et donc une meilleure qualité en basse lumière. A l’inverse, plus le chiffre est important, plus votre image sera sombre.

4.5 correspond donc à l’ouverture minimale que vous aurez à 70mm, tandis qu’à 300mm vous ne pourrez pas avoir en dessous de 5.6, ce qui est tout de même pas terrible si vous avez peu de lumière. (En revanche en plein soleil, aucun problème) Pour en savoir plus sur les diaphragmes et leur influences (et pour bien comprendre le principe) j’ai déjà écrit un article avec des dessins et des photos disponible ici même !

Sigma1750mm

 

Ci-dessus, nous avons un modèle de SIGMA. Comme on peut le constater, les chiffres vont de 17 à 50 mm, ce qui en fait un zoom grand angle. L’avantage de cet objectif est double. Premièrement, il ouvre à f/2.8. Oui, juste f/2.8. Ce qui veux dire que vous pouvez être à 17mm comme à 31 ou 49mm n’importe, vous pourrez ouvrir à f/2.8, ce qui n’est pas négligeable. Enfin, son « petit » zoom de 17-50 permet de faire des choses assez sympa en reportage et de rester polyvalent au quotidien.

fujifilm_56mm-337x400

 

Ici, nous avons un 56mm. Yep, juste 56mm. C’est ce qu’on appel une focale fixe. C’est une optique de Fujifilm, une excellente optique d’ailleurs. Mais vous me direz, « du coup, pourquoi y’a des chiffres en blanc dessus alors qu’on peut pas faire de zoom ? » C’est simple. D’ordinaire oui, les chiffres sont pour indiqué en mm la focale de l’objectif. Mais ici, ils indiquent le diaphragme. On trouvait ce genre d’indications sur les anciens objectifs de modèle argentique, car avant c’était une bague de diaphragme sur l’objectif qui permettait de modifier la valeur. Aujourd’hui avec l’électronique, c’est une molette sur le boitier qui s’en charge. Les objectifs à focales fixes des autres marques n’ont pas d’indications de diaphragme sur leurs objectifs, donc pas de panique si vous n’en voyez pas ailleurs.

Maintenant la grande question, c’est pourquoi avoir sortis un 56mm alors que les autres marquent sortent en général un 85mm en focale fixe ? Et bien c’est encore et toujours à cause de la conversion ! Les boîtiers Fujifilm ne sont pour l’instant pas plein format, mais en APS-C. De ce fait, le facteur d’1,52x de conversion de Fuji transforme ce 56mm en un 85,12 mm (donc arrondi à 85) !

 

nikon_50_f1-8d

Ci-dessus, une autre focale fixe. Mais j’ai tenu à vous la présenter pendant la rédaction du paragraphe précédent. En réalité, il s’agit d’une vieille optique argentique Nikkor. Normalement maintenant vous êtes calé, et vous savez que c’est une focale fixe, et qu’elle ouvre à f/1.8 ! Si j’en parle, c’est parce que c’est un modèle mécanique, trouvable peu cher sur Internet (50-60€) et d’excellente qualité. Si jamais vous n’avez pas assez pour acheter un objectif neuf, regarder si les argentiques sont disponible à la vente. Pour pouvoir utiliser ce genre d’optique sur votre boitier vous n’avez rien de spécial à faire. Montez-la sur votre boitier, et par compte, il faudra régler votre diaphragme à 22. En gros, mettre le chiffre « 22 » (orange en bas à gauche) en face le point blanc. Sinon, vous ne pourrez pas prendre de photo.

C’est la seule contrainte d’utiliser un vieil objectif sur un boitier récent. En revanche, après ça vous pourrez régler le diaphragme avec les molettes du boitier sans problème, vous ne serez pas coincé à f/22 pour toujours !

 Dernier point de ce chapitre, la conversion. 

Dans le chapitre précédent je vous ai parlé d’une chose importante : la conversion dû au capteur APS-C. Vous vous souvenez ? Et bien voici un exemple en image.

J’ai réaliser cette photo lors des émeutes du 22 février à Nantes en 2014 avec un x100s. Bien entendu, le x100s n’a pas de capteur plein format, et le cadre rouge de cette image n’est qu’un montage pour imager mes propos. En gros, l’image tout entière, c’est ce que vous voyez dans votre viseur avec un 35mm sur un boitier équipé d’un capteur plein format, et ce que vous voyez dans le cadre rouge, c’est ce que vous verriez avec un autre 35mm mais sur un capteur APS-C.

N’oubliez pas, 35mm sur un APS-C (Nikon par exemple) ça donne 52.5mm, et 56mm chez Canon ! Résultat, si j’aurais voulu avoir l’ensemble de mon image dans mon cadre rouge, j’aurais du me reculer encore plus parce que comme expliqué tout à l’heure, un 50mm est un chiffre plus gros que 35, donc un zoom plus important devant vous !

Emeutes de Nantes - NDDL

Exemple APS-C

 L’importance des accessoires

On a tendance à trop les délaisser, justement parce qu’après avoir claqué une fortune en boitier et en objectifs on a plus un rond pour le reste. Mais les accessoires sont tout aussi important que votre appareil et vos objectifs ! Après tout, si vous achetez une superbe voiture, vous n’allez pas lui mettre des essuies-glace à 5€ et des pneus usagés trouvés à la casse du coin pas vrai ? En photo, il est donc important d’avoir à disposition :

  • Cartes SD/CF

Leur rôle est simple : Enregistrer vos photos. Certains appareils enregistre sur des cartes SD, d’autres des cartes CF. Avant de vous expliquer la différence entre ces deux formats, je vais déjà vous parler des différences entre les cartes SD.

cartes SD

 

Ci-dessus, nous avons deux cartes SD (pour Secure Digital). La forme est la même, mais il n’y a que ça qui reste similaire. Les différences entre ces cartes sont nombreuses ! Tout d’abord, ce qui caractérise une « bonne » d’une « mauvaise » carte c’est sa vitesse d’écriture. Viens ensuite sa capacité de stockage. A gauche nous avons donc une carte SD (HC) Transcend de classe 2 avec 4Gb d’espace de stockage. A droite, nous avons une Lexar Pro SD (XC) UHS-I de classe 10 avec 256 Gb d’espace de stockage et une vitesse de 400x.

Traduisons ces informations ensemble. SD signifie que la carte est au format SD. HC & XC sont quand à eu une indication. En effet, une carte SD standard est inférieur à  2 Go de stockage. Une SDHC est comprise entre  et 32 Go, alors qu’une SDXC va entre 32 Go et 2 To (2000 Go). La classe (2 à gauche et 10 à droite) corresponde à la performance de la carte, comme l’indique le tableau ci-dessous.

Classe

Performance minimale

Application

 Classe 2

2 Mo/s

Enregistrement de vidéos en définition standard

 Classe 4

4 Mo/s

Enregistrement de vidéos Haute définition (HD) incluant la Full HD (de 720p à 1080p/1080i)

Enregistrement de vidéos Haute définition (HD) incluant la Full HD (de 720p à 1080p/1080i)

 Classe 6

6 Mo/s

 Classe 10

10 Mo/s

Enregistrement de vidéos en Full HD (1080p) et enregistrements HD consécutifs (bus de données haute-vitesse)

 UHS Vitesse Classe 1 (U1)

10 Mo/s

Partage en temps réel et lecture de gros fichiers vidéo HD (bus UHS)

 UHS Vitesse Classe 3 (U3)

30 Mo/s

Lecture de fichiers vidéos en 4K (bus UHS)

 

Enfin, le 400x visible sur la carte de droite va indiquer la rapidité de la carte. Plus le chiffre est élevé, mieux c’est. Avoir de bonnes cartes SD est très important ! Si vous avez un boitier comme un D800 par exemple, vos images au format RAW font presque 40 Mo. Imaginez si vous partez en vacances avec « seulement » une carte de 8Go standard. Non seulement elle sera très vite pleine (Une carte de 8 Go ne contient que 200 photos de 40 Mo) mais les photos mettront beaucoup de temps à s’enregistrer. De plus, là où vous serez pénalisé c’est sur des photos en rafales. Si vous rester sur le déclencheur et que vous prenez plusieurs photos à la suivre, le risque étant que votre carte ne suive pas. Avouez que ça serait dommage ! Choisissez donc bien la carte en fonction de vos besoins.

Mon conseil : Si vous partez souvent en vacances, si vous faites souvent des vidéos en HD, si votre boitier dispose de plus de 20 Mp, ou encore si vous faites souvent des rafales, prenez une grosse carte SD (64 Go au moins pour être tranquille). En revanche, si les photos ne sont qu’occasionnelles, que votre boitier ne fait que 12-16 Mp, et que vous ne photographiez pas à tout va, une carte SD basique vous suffira. Faites attention, les prix montent vite !

Passons à présent aux cartes CF.

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Les cartes CF (image ci-dessus) pour  « Compact Flash ». A une époque, les boîtiers Pro n’étaient capables d’enregistrer que sur des cartes CF. Ces cartes étaient donc réservées aux professionnels de l’image. De ce fait, les cartes SD étaient plutôt pour les amateurs ou les petits boîtiers. Il faut aussi savoir qu’une carte CF est beaucoup plus grosse qu’une carte SD. Elles sont un peu plus épaisse, et environ deux fois plus large.

Ces cartes se vendent et s’utilisent toujours, mais elles se trouvent moins facilement que les SD en magasin. Aujourd’hui encore elles sont réservées pour les boîtiers Pro, mais ceux-ci commencent à avoir un « double port ». C’est à dire qu’il y a un espace dans le boitier pour insérer une carte SD et un autre pour insérer une carte CF. Leur prix est plus élevé que pour les cartes SD, mais elles sont plus fiables, plus solides (se perdent moins facilement, héhé) et le taux d’enregistrement des fichiers (photos ou vidéos) est beaucoup plus rapide que sur une carte SD.

  • Trépied

Pour la même raison que vous ne confiriez pas votre reflex tout neuf à un inconnu, vous n’allez tout de même pas mettre votre appareil sur un trépied en plastique qu’une bourrasque de vent pourrait faire tomber par terre n’est-ce pas ? Voici ci-dessous deux exemples de trépieds.

trepieds

Je ne connais pas la marque du trépied de gauche, mais c’est un modèle très rependu. Je pense qu’il est fait en alu ou en plastique. Léger, pratique, il est pas trop mal. En revanche je ne lui fait pas confiance si c’est pour prendre des photos dehors. Il suffit que votre objectif soit trop lourd et qu’il y est un peu de vent et pouf. A droite, nous avons un trépied Manfrotto. C’est le modèle que j’utilise au quotidien. Un peu plus lourd car son corps en métal est plus solide, c’est un trépied qui inspire la confiance. Il dispose de trois molettes de réglages au niveau de la tête pour faire pivoter l’appareil de manière verticale, horizontale, ou latérale. Choisissez donc un trépied un peu plus lourd et qui ne vous fait pas peur. On ne plaisante pas avec la sécurité de son appareil !

  • Sacoche

Le sac est vraiment quelque chose de très important, et de très personnel. Selon votre matériel, et les photos que vous prenez, vous n’aurez pas besoin du même style de sac qu’un autre. Ci-dessous, deux exemples basique de sacs.

sacs

 

 

A gauche, un sac en bandoulière. Dans ce genre de petit sac, on peut y ranger un appareil photo, et généralement 2-3 objectifs avec un petit flash maximum. Dans le sac de droite, vous avez votre arsenal. Un à deux boîtiers avec 6-7 objectifs, et souvent un rangement pour mettre un ordinateur portable 15″ avec des poches un peu partout pour les accessoires divers. Personnellement, j’ai et j’utilise les deux. J’alterne en fonction de mes besoins. L’avantage du sac en bandoulière est qu’il vous permet d’accéder à votre matériel rapidement si il vous faut changer d’objectif en vitesse. En revanche, le gros sac est pratique pour les déplacements qui demandent du matériel conséquent.

Le seul conseil universel que je pourrais vous donner : Ne prenez pas un sac kikoo-photographe. J’entends par là, ne prenez pas un sac que quand on le voit, on sait tout de suite que c’est du matériel photo dedans. C’est le meilleur moyen de se le faire voler, surtout si vous photographier beaucoup dans la rue ou que vous partez en vacances avec.

  • Filtres

Les filtres ne sont pas indispensables et ne sont pas utiles à tout le monde, mais si vous réalisez des paysages régulièrement ça pourrait être intéressant. Voici un article où j’en parle plus en détails.

  • Kit de nettoyage

Comme en témoigne l’image ci-dessous, voici un exemple de kit de nettoyage. Rien de bien folichon, quelques lingettes pour les objectifs et le viseur de l’appareil, un pinceau pour nettoyer les saletés, et une petite soufflette. Voilà de quoi vous aurez besoin pour entretenir au quotidien votre appareil photo ! (Faites attention à la plage. Les grains de sable c’est le mal ! Évitez d’y emmener un zoom, préféré une focale fixe. Et ne changer pas votre objectif, n’en laissez qu’un seul sur l’appareil)

kit-nettoyage

 

  • Les flash

La plupart des appareils disposent d’un flash intégré qu’on appel « pop-up ». Il « pop » (apparaît) quand vous en avez besoin, et vous pouvez le refermer si vous n’en avez pas besoin. Malheureusement ces flashs ne sont que rarement performant, et l’utilisation d’un flash externe qu’on fixe sur le dessus de l’appareil est parfois nécessaire.

flash-nikon-sb-700

 

Ci-dessus, voici un exemple de flash cobra. Le modèle SB-700 de Nikon. Comme vous pouvez le voir sur la photo de gauche (son verso) il dispose de plein de boutons, d’options etc. Je vous rassure, vous n’avez pas besoin de tout ça pour utiliser un flash. Perso j’ai acheter pour 25€ un flash sans marque, importé de Chine. Il n’a même pas de cache pour les piles et le tout tient avec un gros bout de scotch de chantier. Ok, c’est pas le meilleur flash au monde, mais il fait ce que je lui demande, alors je ressens pas le besoin d’avoir « plus ».

Le prix des flash grimpe relativement vite, prenez le temps de bien regarder ce qui se fait pour bien choisir ! L’idéal est vraiment le cobra, qui a la forme ci dessus. Vous pouvez faire pivoter la tête de haut en bas ou de gauche à droite. De plus, avoir un bouton permettant de régler la puissance du flash manuellement est très pratique.

  • Le grip

Un grip n’est pas obligatoire, mais c’est le genre de truc inutile quand on l’a jamais eu, et indispensable quand on y a goûté. Alors un grip c’est quoi. C’est une poigne qui se fixe sous l’appareil et qui permet d’avoir une batterie supplémentaire (le grip et l’appareil communique). Celui-ci permet également une meilleure prise en main, et rajoute 1 ou 2 molettes (selon le modèle) ainsi qu’un deuxième déclencheur.

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En revanche méfiez-vous, les modèles officiels de grip que les marques sortent sont… Extrêmement cher. sur eBay vous pouvez en trouver un paquet identiques, qui feront la même chose, et que vous paierez 4x moins cher. Je ne dis pas ça pour favoriser le Made In China et l’import de copies. Mais je trouve aberrant de vendre 250€ une simple poignée pour avoir une batterie et un déclencheur en plus.

Rappel historique avec le Daguerreotype.

Si je tiens à vous parler du Daguerreotype, c’est parce que c’est quelque chose d’important. Tout d’abord, voici une image réalisé avec ce type d’appareil :

John_Davis_daguerreotype_by_Mathew_Brady_1849

John Davis photographié par Mathew Brady en 1849

Le Daguerreotype n’est pas le premier procédé photographique qui existe, mais c’est le premier commercialisé et qui permettait de garder durablement une photo. Si vous voulez connaitre toute l’histoire, voici un lien qui vous dira absolument tout.

Finalement, qu’est-ce qui est important à retenir ?

C’est bien beau de faire un long article, mais un petit résumé s’impose. Voici donc les points cruciaux à retenir :

  • Les reflex sont un bon compromis rapport qualité/prix. Surtout d’occasion si vous n’avez pas les moyens d’un neuf.
  • Il est important d’acheter un objectif qui correspond à ses besoins. Faites attention, certains vendeur peu scrupuleux essaieront de vous orienter vers des produits sur lesquelles ils toucheront une plus grosse commission.
  • Les accessoires doivent être choisis avec soins.
  • Votre sac photo ne doit pas être trop voyant.
  • Le sable est très dangereux pour le matériel. Ne changez pas d’objectifs à la plage, et préféré une focale fixe, car les grains peuvent rentrer dans le mécanisme de zoom, et vous entendrez grincé le grain à chaque fois.

Enfin, on entends souvent « C’est pas l’appareil qui fait le photographe ! » Et bien… Si. En fait, je ne suit pas trop d’accord avec cette phrase. La formulation exacte à mon sens serait plutôt « Ce n’est pas l’appareil qui fait l’œil ». Maintenant, je m’explique.

Si vous photographier avec un gros reflex équipé d’une poignée supplémentaire, d’un gros flash et d’un énorme zoom, vous n’aurez pas la même approche que si vous photographier avec un petit appareil discret équipé d’une focale fixe. Les gens que vous photographierez n’auront pas non plus le même ressenti face à vous. Ils se sentiront plus à l’aise si vous utiliser un petit appareil pour les prendre en photo.

Ensuite, comme je l’ai expliqué dans le chapitre sur les capteurs, c’est bien eux qui font tout le travail, ou presque. Vous pouvez être le meilleur photographe du monde, si je vous demande de photographier un concert avec un vieux modèle de numérique qui ne gère pas les montées en ISO, et sans aucun zoom, le tout en restant parmi le public (donc pas forcément proche de la scène) et bien… Vous aurez du mal. Je ne dis pas que vous ne ferez rien de bon, je dis simplement que vous ferez beaucoup moins de choses, et que vos images seront « techniquement » (pas visuellement) de moins bonne qualité. Pourtant, le gars n’en resterais pas moins le meilleur au monde. Vous voyez le genre ? En gros, « Ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe, mais c’est l’appareil qui fixe la limite du photographe« 

Si vous rater une photo, ne rejeter pas la faute tout de suite sur votre appareil. Avez-vous fait ce qu’il fallait ? Votre appareil était-il bien réglé ? Vous êtes vous placé comme vous le deviez ? Avez-vous attendu le bon moment pour prendre la photo ? Il est important de garder tout ceci en mémoire lorsque vous regarder votre travail, ou que quelqu’un commente celui-ci.

Si le prix justifiait la photo, vous ne verriez jamais de « belles » photos, car peu ont les moyens d’acheter des appareils à plusieurs dizaines de milliers d’euros. A l’inverse, si l’appareil photo bien cher donnait de bonnes images, tout les photographes bien équipé (avec des appareils à 4000€ +) sortiraient des photos parfaites. Pourtant, j’en voit bien trop souvent utilisés du très haut de gamme et faire des photos absolument nazes, techniquement, comme visuellement.

La photo, c’est avant tout un œil, et quelque chose de personnel. Un œil, c’est une vision. Un reflet de la personnalité. Ça ne s’achète pas en recharge dans le rayon photo du coin. Si vous êtes mauvais, ce n’est pas plusieurs milliers d’€ qui arrangeront cela.

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Nous arrivons donc à la fin de cet article. J’ai essayé de le faire le plus complet possible, et j’espère qu’il vous a plus. Merci en tout cas d’avoir pris le temps de me lire, et j’espère aussi avoir répondu à toutes vos questions ! En cas de besoin, n’hésitez pas à laisser un message ci-dessous en commentaire, je vous répondrais volontiers !

Ce même article en vidéo :

A propos de Evan FORGET

Fondateur du site et principal rédacteur de Bref le Mag. Photographe dans la vie, et passionné de bugs et de technologies.

2 commentaires

  1. L’article est très long mais je l’ai lu jusqu’au bout 🙂

    Ça m’a l’air assez complet, tu reviens sur les points essentiels pour le choix d’un appareil et de l’équipement.

    Je trouve juste que le texte manque un peu de couleurs, ça aurait apporté un plus pour la lisibilité.

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