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JO : les robots-photographes en action

JO : les robots-photographes en action

LONDRES – Les photographies aériennes sont un des musts des Jeux Olympiques. Découvrons comment elles sont prises.

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Un des boitiers robotisés utilisés par l'AFP lors des JO de Londres (Photo: AFP)

 

Jusqu’aux Jeux de Pékin, en 2008, c’étaient les photographes eux-mêmes qui, sanglés et harnachés, se hissaient jusqu’aux toits du stade olympique pour prendre, de très haut, des images des athlètes en pleine action.

Ce ne sera pas le cas pour Londres 2012. « D’emblée, le Comité olympique nous a avertis que, pour des raisons de sécurité, il n’autoriserait aucun photographe à monter sur le toit du stade », explique François-Xavier Marit, journaliste à la rédaction en chef technique à l’AFP. « Nous avons donc dû réfléchir à la mise en place de systèmes de photographie télécommandée ».

Depuis plusieurs années, François-Xavier Marit s’est spécialisé dans la mise au point de robots-photographes sous-marins, qui permettent à l’AFP de prendre des photos spectaculaires de nageurs vus d’en dessous lors des grandes compétitions de natation. A Londres, son expérience a été mise à profit pour concevoir une série de robots capables de prendre des photos à distance non seulement sous l’eau, mais aussi tout en haut dans les airs.

« Dans le monde de la photo, les robots, c’est un peu la grande nouveauté cette année », raconte François-Xavier Marit. Depuis un an et demi, l’AFP a travaillé avec le fabricant japonais Nikon, dont les appareils équipent l’immense majorité des photographes de l’agence, et le spécialiste britannique de la robotique MRMC pour mettre aux points les machines qui seront utilisées à Londres. Sur cette vidéo, la fabrication des robots :

 

 

Aux JO 2012, François-Xavier Marit et son collègue Antonin Thuillier ont déployé douze robots : dix sur les toits (dont deux au sommet du Stade Olympique) et deux au fond des piscines. Parmi ceux installés en hauteur, deux comportent un double appareil photo de façon à permettre des prises de vues panoramiques extrêmement larges. Avec des zooms de 16 à 400 mm et leurs trois axes de rotation, ces appareils sont capables de prendre n’importe quel type d’image, du gros plan au grand angle, dans toutes les directions possibles.

Au total, l’AFP a déployé à Londres 50 boîtiers et caméras robotisés.

Ces robots côtoieront ceux des autres grandes agences mondiales (Associated Press, Reuters, Gerry et Sports Illustrated). Ils seront actionnés à distance par les photographes de l’AFP dans les gradins. Chaque station de contrôle est en mesure de diriger l’ensemble des douze appareils.

Rendez-vous bientôt sur le blog Making-of pour visualiser les résultats.

Un exemple de photo aérienne lors des Jeux Olympiques: celle-ci a été prise par le photographe Christophe Simon, perché au sommet du Stade Olympique de Pékin lors de la cérémonie de clôture des Jeux de 2008.

AFP / Christophe Simon

AFP / Christophe Simon

 

Source AFP

A propos de Evan FORGET

Fondateur du site et principal rédacteur de Bref le Mag. Photographe dans la vie, et passionné de bugs et de technologies.

4 commentaires

  1. ca me ferais presque peur de voir comment la technologie prend le dessus sur l’homme..

  2. Ils auraient l’air malin en cas de panne.. Au moins un photographe ça tombe pas en panne.. pff..

  3. Que voulez-vous, on arrête pas le progrès y parait. Je suis déçu quand même. Merci pour le partage d’informations en tout cas !

  4. La technologie..

    Ça ferait presque peur.. Quel dommage de remplacé ainsi l’homme par des machines, surtout pour un travail artistique..

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