Accueil » Catégories suivantes » Réussir ses photos de concerts.
Réussir ses photos de concerts.

Réussir ses photos de concerts.

Qui n’a pas déjà essayé de photographier son groupe préféré en concert ?

Je pense que cet article arrive à point nommé. L’été est bientôt là, les beaux jours arrivent et par conséquent, sa vague de festivals avec !

.

.

Tout d’abord, avant de partir en quête de gloire et d’aventure dans de périlleux concerts pour décrocher LA* photo parfaite, je vais vous confier quelques secrets (et d’autres secrets moins secrets). Qui dit photo de concert, dit « Temps », « Argent », « Patience », « Bleu », « Sagacité ».

Je m’explique donc :

  • Temps : (Time & Weather) Tous les concerts et/ou festivals ne sont pas toujours à côté de chez nous, et il faut parfois du temps pour s’y rendre, n’oubliez pas d’intégrer ceci à votre équation ! Car en plus du temps de trajets, il y aura le temps à passé en traitement d’image sur ordinateur, si vous avez un rendez-vous le lendemain, oubliez-le ! Attention aussi au temps.. Météo. Si c’est en salle, pas de problèmes, mais je ne connais aucun festival qui se déroule intégralement en salle.. Attention donc à la pluie qui en plus d’être gênante pour nous, risque d’être fatale pour votre matériel..
  • Argent : J’ai eu la chance pour ma part de travailler avec plusieurs groupes et donc de partir en tournée avec eux. De ce fait, je n’avais pas de tarifs spéciaux à payer (Entrée à la salle, consommation, essence etc..) Donc si vous bossez OFFICIELLEMENT pour un groupe, c’est tout bénef. Mais sachez que l’entrée en festival, le coût du transport, et la nourriture ne sont pas choses données et sont parfois très chers..
  • Patience : Si vous allez à un festival pour voir un artiste spécifique (Exemple : Au Hellfest 2010, j’en avais plus ou moins rien à carrer en faite, y’avait juste Kiss, Slash et Airbourne qui m’intéressaient. Manque de bol, ils passaient à la fin de la journée) il vous faudra bien souvent prendre votre mal en patience ! Vos artistes passeront peut-être tard, mais ils arriveront ! Alors ne vous découragez pas ! Profitez de ce délai pour vous placer correctement.
  • Bleu : Gné ? Bleu ? La couleur ? Non non. Enfin si, plus ou moins. C’est ce qui risque de vous arrivez en fonction du concert dans lequel vous allez. Si c’est pour shooter du Jazz, du Blues ou un artiste qui fait le tour des maisons de retraite, je pense que ça ira. Mais si vous avez le courage d’affronter le Métal, le Hard-Rock et ses dérivés.. J’en parle parce que du haut de mon (petit) mètre 76 et de mes 49kilos, je n’ai pas vraiment un gabarit de rugbyman. Résultat, quand vous êtes pris malgré vous dans un pogo avec 5 métalleux d’1m90 faisant deux fois votre poids et avec 2 grammes dans le sang, c’est le moment de prier ! Pour cela, je vous conseille d’y aller le plus souvent possible avec au moins un ami. S’il est sympa, il vous aidera pour le changement d’objectifs ou porter un ou deux trucs, et si il est encore plus gentil, il essayera de vous couvrir afin de protéger le matériel (Qui reste la priorité numéro UN !) en cas de pépins. (Note : Ma lanière d’appareil s’est déjà coincée dans le bras d’un festivalier qui ne l’avait pas vue et qui était en train de partir. Avec le bruit il n’a pas entendu mes appels, et je l’ai suivi sur 30m dans la foule avant de le toper et de récupérer mon appareil.. Attention donc aux frayeurs !)
  •  – Sagacité : Jouez-la fine. Si vous n’avez pas d’accréditation officielle, ou que le carré presse est complet, essayez d’arriver suffisamment tôt devant la scène pour être placé AU MIEUX ! L’idéal, c’est légèrement décalé (pas centré donc sur la scène) et contre les barrières. Ainsi, vous n’aurez personne devant vous pour vous gêner, et si la situation devient insoutenable (pression, pogo, bière qui vole..) vous pourrez toujours demander à un vigile de vous aider à sortir de là, ces grands bonhommes sont aussi là pour ça !
Bien, maintenant que nous avons fait le tour des petites choses à savoir, venons en au fait. LA PHOTO.
.
.
Le placement.
Comme préciser dans « Bleu » et « Sagacité », le placement est une chose importante. Voici donc un splendide petit schéma explicatif.

Schéma d’un plan de scène.

Commençons dans l’ordre numérique.
  • 1 – Cette zone gris foncé en haut de l’image correspond à un exemple typique de scène de concert. Une scène horizontale avec un petit avancement au centre où bien souvent le chanteur fait son show accompagné d’un guitariste au cours d’un solo.
  • 2 – Le fameux petit avancement.
  • 3 – Le carré « Presse » où photographes et journalistes y restent bien souvent le temps d’une ou deux chansons, pas plus lors d’un gros festival, ou autant qu’ils veulent en concert classique si accréditation. Il y aura aussi ici vos amis (pour le moment, on va les appeler comme ça, j’expliquerai par la suite après la différence ami/ennemi) les vigiles. En cas de pépins, ils pourront vous aider à vous extirper rapidement de la zone.
  • 4 – La zone où y’a tout le public. A ÉVITER !
Maintenant, les couleurs. J’ai colorié les zones qui pour moi, sont les plus stratégiques d’un point de vue photo. En Vert, la zone « décentrée » qui pour moi est idéale. (Pour ma part, je me mets toujours sur la gauche) En Orange, déconseillé, mais ça peut être votre roue de secours au cas où. Enfin, en Rouge, la zone à éviter.. (Pied de micro dans le champ etc..) Cette zone est d’ailleurs hachurée en Rouge également.
.
.
Un bon objectif tu choisiras.
Le matos - Crédit : http://www.steakhachai.fr/blog/

Le matos – Crédit : http://www.steakhachai.fr/blog/

Oui je sais, j’ai bien choisi ma photo d’illustration mais rassurez-vous, vous n’aurez pas besoin de ça pour faire de belles photos ! (Je parle de l’objectif hein, le reste, libre à vous de.. bref)

Pour des photos de concerts, il faut d’abord voir en fonction de ce que vous voulez/pouvez faire VOUS, mais aussi des conditions. Vous vous en doutez, Metallica ne sera pas photographié pareil que Mylène Farmer. Pour ma part, j’aime bien utiliser par exemple un fisheye diagonal ou un ultra grand angle pour les prises de vues de festivaliers rockeurs entre les concerts. La déformation, le grand angle, et des inclinaisons donneront un certain dynamisme à votre image !

Exemple petit budget :

Je vous parle ici d’objectifs « standards », qu’on trouve en kit avec de petits reflex ou bien à pas cher. Si c’est un festival, une grande salle, où que vous êtes loin de la scène, je vous recommande d’utiliser un téléobjectif. Personnellement, j’ai toujours un 70-300 qui traîne dans le sac. Si vous arrivez à vous approcher suffisamment de la scène, jusqu’à la limite des barrières, vous pouvez switcher sur un 18-55 si vous êtes vraiment très très près (Si accrédité par exemple) ou un 18-105 qui vous laissera un peu plus de marge de manœuvre.

Toutefois, le bon compromis reste, je pense, pour des conditions raisonnables le 18-200 ou équivalent. Avoir un zoom conséquent dans son sac est toujours utile, et avoir un objectif polyvalent aussi ! (Genre 18-105 + 70-300, les deux se chevauchent et se complètent. Du coup, dans votre sac, vous avez de quoi couvrir un 18-300, une belle marge en somme !) N’oubliez pas aussi le facteur « recadrage ». Maintenant les appareils commencent à balancer des résolutions complètement abusées, et même si vous n’avez pas un D800 avec ses 36.3 Mp, un appareil qui dépasse les 10mp est déjà suffisant. Ainsi, même si votre artiste est un peu loin sur  une photo que vous adorez, un petit recadrage* et HOP ! Il semblera près de vous !

Si je précise ici des objectifs peu lumineux, c’est dans l’idée où vous photographier de jour, principalement en extérieur (festival par exemple). Le soleil vous apportera énormément de lumière, en plus des lumières de la scène. Vous ne sera absolument pas pénalisé de ne pas avoir d’objectifs à 1500€ qui ouvre à F/2. J’ai longtemps photographier (même de nuit) à f/5.6 avecun 70-300 Nikkor, ça se passait très bien ! Il faut juste monter un peu les ISO en cas de besoin, c’est tout. AU besoin, de très bons objectifs que je recommande dans le paragraphe suivant (35 et 50mm) ne coûtent vraiment pas très cher et sont d’ailleurs indispensables !

Pour quelque chose de plus sérieux :

L’idéal étant les objectifs à grande ouverture (2.8, 2, 1.8, 1.4…) Mais ces optiques coûtent extrêmement cher. L’une des plus prisées est le 70-200 F/2.8 qui tourne dans les 1500-1800€. Toutefois, des objectifs moins puissant d’un point de vue « Zoom » existent et valent le coup. Si la scène est petite, un 50mm f/1.8 fera parfaitement l’affaire, voir même un 35mm f/1.8 si vous êtes au bord et que la dite scène est petite.

Que vous soyez Canon ou Nikon, je vous recommande donc (en général) :

  • 70-200 mm f/2.8
  • 50 mm f/2.8
  • 35 mm f/2.8
  • 14 mm f/2.8

De mon côté, je n’utilise plus que des boîtiers Fuji. J’ai revendu mon matériel Nikon pour passé chez eux. Je conseille donc :

  • 18 mm f/2
  • 35 mm f/1.4
  • 60 mm f/2.4
  • 55-200 f/3.5-4.8

Bien entendu c’est très large comme exemple. Mais ça vous donne une idée. Il va de soit que vous ne prendrez pas le même matériel pour un concert de blues dans une petite salle et pour un concert de hard-rock en festival. A voir selon votre oeil, votre maîtrise et le résultat que vous voulez. Votre boitier jouera beaucoup dans le lot aussi ! Régulièrement j’utilise un x100s (objectif non-interchangeable) : 35mm f/2. Il est top, et le capteur derrière est vraiment bon. Je n’ai pas peur de monter à 4000, 5000, voir 6000 ISO alors que sur des reflexs que j’avais avant, impossible de dépassé les 2000 ISO sans avoir une image immonde.

Votre matériel doit se compléter et être de niveau égale. Ça sert à rien d’avoir des objectifs dernier cri si derrière l’appareil est en mousse, et inversement.

* A utiliser toutefois avec modération.

Les photos inutiles tu éviteras.

Exemple de photo à éviter. – Crédit : http://cathou.artblog.fr/

Vous ne serez sûrement pas le seul sur le coup pour faire des photos, alors évitez de faire des trucs inutiles. D’une part, ça sert à rien (Bien que parfois l’inutile soit indispensable, ce proverbe geek ne s’applique malheureusement pas à la photographie), en plus, vous allez remplir inutilement votre carte SD, vider votre batterie, perdre du temps quand vous trierez vos images, bref, rien de bon pour vous. Bien sûr, rien ne vous empêche comme ci-dessus de faire quelques photos avec votre téléphone pour balancer sur Facebook et ainsi faire rager vos amis qui ne pourront pas être là mais après, vous faites ce que vous voulez.

Des bouchons, tu auras.

bouchons-d-oreilles-re-000291775-4

Exemple de bouchons.

En dehors de votre meilleur ami qui encaissera les coups pour vous et de votre appareil photo, ces bouchons à oreilles seront votre meilleur allié ! Hé oui, ils sont à avoir OBLIGATOIREMENT ! Car sinon d’une, après les concerts vous aurez des acouphènes monstres, en plus, être un peu coupé du bruit aide à se concentrer, et enfin, … Bah y’a pas de enfin, je pense que ces deux points sont déjà pas mal.

 

Des gigas, tu mangeras.

ensP

Des cartes SD !

Il n’y a rien de pire en milieu de concert de remarquer que votre carte mémoire est pleine.. Pour ma part, j’ai dans mon sac une carte de 64Go, et une carte de 16Go. Pour les gros festivals, j’emène aussi des cartes supplémentaires quand je sais que je vais rester 3, 4, 5 voir 6 jours. Bien que je ne me serve souvent que de la moitié, je garde toujours 3-4 cartes au cas où. (Panne, perte, carte pleine etc..) Munissez-vous donc toujours de plusieurs gigas de carte, SURTOUT si c’est un gros festival !

De la batterie, tu garderas.

Batterie.

Batterie.

Ah oui, car en plus de la carte mémoire qui se remplit, il y a aussi la batterie qui se vide.. Attention donc ! Surveillez régulièrement le niveau de votre batterie, et ayez-en toujours une en rab au cas où ! L’astuce, quand vous vous rendez en festival (c’est là que vous risquez de manquer de jus) prenez une multiprise avec vous, ainsi que vos chargeurs (portable, tablette/ordi, photo etc). Trouvez un endroit sur le site du festival ou vous brancher (mais mission quasi impossible) ou attendez le matin. Levez-vous tôt, et trouvez un magasin ou un fast-food pas très loin sur lequel vous pourrez vous brancher. Vous vous ferez même des amis comme ça !

Le flash tu n’utiliseras pas.

Exemple de photo avec flash. – Crédit : http://guitar.vanlochem.be/

Jamais. Never. Nada. Si tu le fais, je te bannis de ce site. HÉRÉTIQUE ! Le flash c’est moche, ça sert à rien ici, et ça gonfle tout le monde. Mettez-vous à la place des artistes. Admettons qu’il y ait 5 personnes prenant des photos juste devant la scène pendant 20 minutes. Les 5 utilisent un flash, vous imaginez un peu les yeux des musiciens ? Grand Dieu, il faut pas qu’il y ait un épileptique dans l’coin ! J’ai d’ailleurs souvenir d’avoir lu une brève un jour, où, agacé, un guitariste était descendu de la scène pour prendre l’appareil photo de l’un des photographes et l’exploser par terre avec sa guitare. Donc attention ! Pensez à vous, aux gens autour de vous, et aux musiciens !

Toujours pas convaincu ? Regardez la photo ci-dessus, faite au flash. Vous la trouvez vraiment intéressante ? Si c’était le crane dégarni du monsieur à droite, d’accord (mais dans ce cas vous avez un soucis de cadrage) mais si c’était le musicien.. Bref, vous voyez ce que je veux dire ?

En plus de ça, une photo faite au flash supprimera tous les effets de lumières créés par les néons et autres éclairages sur scène.. Aucun intérêt donc ! C’est justement ça qui fait le charme des concerts…

CAS EXTRÊME D’UTILISATION DU FLASH.

Il peut arriver selon le concert que vous êtes amené à photographier que la scène soit pas ou mal éclairée. Dans ce cas là, si c’est pour un contrat (donc si on vous a fait officiellement venir pour prendre des photos) prenez le groupe à part avant le début du concert, et expliquez-leur clairement que.. Bah vous avez pas le choix. C’est du flash, ou rien. Bon après, c’est quitte ou double. Soit ils s’en calent et ils diront « pas de soucis ! » soit.. Ils vont râler. De toute façon, ne faite rien sans leur accord, ça se passera mal sinon.

Voici un exemple que j’ai vécu récemment :

Durant ce concert dans un bar, j’ai été OBLIGER d’utiliser un flash. Bon, pour ma décharge, y’avait rien de plus qu’un spot vert et un sport rouge sur l’arrière de la scène. De plus, mon flash n’était pas fixé SUR L’APPAREIL (donc ils, (les musiciens) ne se le prenaient pas directement dans les yeux). J’utilisais en effet un système de déclenchement infrarouge pour utiliser mon flash déporté sur les côté de la scène. Voici quelques exemples que j’ai pu en tirer.

(Objectifs utilisé : Nikkor 18-105mm f/3,5 – 5,6 et Fisheye 8mm f/3.5  Samyang)

flash-concerts

C’est loin, TRES LOIN d’être mes meilleurs photos de concert mais bon. Après, comme j’ai dit après ceci : je suis photographe moi. Pas magicien. Je peut pas faire des photos dans le noir, sans flash, et avoir quelque chose de beau et lumineux.. (sauf avec un D3s, mais là je l’avais pas sous le coude :D)

 

Des angles originaux tu chercheras.

Exemple de photo banale. – Crédit : http://guitar.vanlochem.be/

Doux jésus, mais évitez de faire 50x la même photo banale du groupe prise de face et d’en être fier ! Ce qui fait une belle photo de concert, c’est Le* moment ! Celui où par exemple vous capturez le regard du guitariste qui jette un coup d’œil au chanteur, ou celui où le chanteur à moitié nu couvert de sueur explose un pied de micro, bref, il vous fait saisir les instants intéressants ! Les regards, les expressions du visage, les positions, les jeux de scène !

Mais ATTENTION ! Le pied de micro sera votre pire ennemi ! (Ref : Position dans la salle) Il n’y a rien de pire qu’une photo où la lumière parfaite éclaire le visage où le musicien à une expression parfaite avec une mise au point parfaite et.. Un pied de micro juste en face. Vous pouvez très bien décrocher des photos différentes en bougeant de long en large de la scène, m’enfin si y’a 500 personnes agglutinées contre les barrières, vous allez très vite gonfler tout le monde. Le plus simple est donc de rester statique, avec 2-3 objectifs différents, et varier les Zoom/dézoom, Portrait/Paysage etc..

Le RAW tu choisiras.

Le format Raw tu choisiras.

 

Le Raw, c’est la vie. Ci-dessus, un exemple que j’ai réalisé lors d’une représentation d’Iggy-Pop en 2011. Sans aucune retouche, vous pouvez déjà voir la différence entre le format « Jpeg » de gauche, et le format « Raw » de droite.. En plus d’offrir une meilleure qualité d’image, le raw vous permettra une retouche plus facile. Concernant le raw je ne développe pas d’avantage, voici ici un tutoriel expliquant ses avantages.

Toutefois, car comme on dis, y’a que les cons qui changent pas d’avis, si vous possédez un des récents appareils de Fujifilm dôté d’un capteur X-TRANS (X-PRO 1, X100s…) oublié ce que je viens de dire. Certes vous pourrez shooté en RAW, mais vos JPEG seront quasiment parfaits. Faites des tests, et à vous de voir selon votre préférence.

 Les petites scènes tu photographieras. 

Ce n’est pas parce qu’on vous propose de photographier dans une petite salle, avec des artistes peu connu et dans des conditions rustiques qu’il faut dire non. Alors certes, vous n’aurez pas le charme de belles et grandes scènes de festivals, mais ces petites salles ont du potentiels !

pele mele p'tite salle

Par exemple, j’ai photographier les moments ci-dessus au Zinor de Montaigu (Vendée, 85). C’est une petite salle, et je suis collé à la scène. Du coup pour ce genre de cas, pas la peine de prendre au delà d’un 60mm. Personnellement, je shoot ici avec un fuji x100s qui a un objectif non-interchangeable (ce n’est pas un reflex) de 23mm. (Donc un 35mm en pratique). Il ouvre à f/2, ce qui me permet de faire ce genre d’image. J’aime bien moi. Après, certains auront d’autres préférences, mais chacun son truc. J’aime être discret.

Le* moment, tu captureras.

Quelques photos de 2010-2011

Ci-dessus, quelques photos que j’ai réalisées en 2010-2011.

Comme vous pouvez le voir, il y a toujours un moment précis de capturé.

  • 1 – Dans la photo « sépia » à gauche, on voit clairement que le centre, le sujet principal de l’image, est cette femme montée sur les épaules de quelqu’un qui lève le bras.
  • 2 – Slash, héhé. Mon petit préféré que je reshoote dans quelques jours. Ici, c’est sa grimace que j’aime, accompagnée du reflet dans ses lunettes.
  • 3 – Un  peu plus classique, le mouvement des cheveux durant un bon gros riff.
  • 4 – « Ouais, je joue avec une perceuse, et alors ? SMIILE 😀 » Ce genre de moments, nous photographes, on les aime. Ils sont originaux, drôles et décalés. En plus de ça, ils nous permettent de faire de magnifiques clichés !
  • 5 – Scorpions en plein cri. Si ça c’est pas la classe !

Et comme vous pouvez le voir, pas de pied de micro, pas de bras qui gênent, pas de flous.. Bref, ces images ne sont pas parfaites non plus, on y trouvera forcément des défauts, mais c’est là tout l’intérêt de la photo de concert !

Les ISO, tu surveilleras.

Exemple de bruit

Le bruit, qu’est-ce que c’est ? Pour le savoir, suivez les explications ici.

Selon votre appareil photo, il est déconseillé de monter trop dans les ISO. Je vous recommande d’éviter de dépasser les 800, mais après, comme je viens de dire, tout dépend de votre boîtier.. (Canon EOS 5D Mark II, une image reste exploitable à 3200 iso par exemple, tout comme le D800 etc..) Faites donc quelques essais si vous n’êtes pas sûr, mais privilégiez tout de même une valeur basse afin d’éviter de détruire votre image. (Exemple ci-dessus d’une image pleine de bruit zoomée. C’est moche hein ?)

 Une priorité tu définiras. 

Priorité ouverture ? Priorité vitesse ? Manuel ?
.
Pour moi, seuls la priorité ouverture et le mode manuel ont un intérêt, évitez le mode « tout automatique », sauf si vraiment vous débuter dans la photo. Pour commencer dans le domaine de la photo de concert, essayez le mode priorité diaph (ouverture) en vous mettant sur votre plus grande ouverture de manière à absorber le plus de luminosité, la vitesse se calculera en fonction. Car en effet, plus de lumière voudra dire que vous pourrez augmenter votre vitesse, et donc figer les mouvements, et donc, éviter les photos floues.
.
Froid au yeux tu n’auras pas.
.

Comme vous pouvez le voir dans cette vidéo que j’ai tourné à la va vite durant l’un des moments.. « calme » du Hellfest 2012, c’est tout de même relativement violent. Bon, maintenant, imaginez-vous avec .. Hmmm.. Disons 4000e de matos photo sur soit ? Ah oui, c’est moins marrant hein ?Toutefois, voici les photos que j’ai pu faire en étant dans ce bordel monstre :
———————————–   
Le secret ? Pas avoir froid aux yeux, être un peu casse-cou et.. Bah surtout, ne jamais hésité. Écouté votre instinct. Dites-vous qu’en face, les mecs peuvent être raids, bourrés, drogués, bref, même pas calculer votre présence, ou s’agiter dans tous les sens les yeux fermé.  Ecoutez votre instinct, fiez vous à vous et à vous seul seulement. Là on parle plus de photos de concert, on parle de jungle.
————————————–
Et voilà.
Je pense avoir fait le tour de la photographie de concert.. Si toutefois j’ai oublié un point où que je n’ai pas été assez clair quelque part, pose ta question en commentaire !
.
.

A propos de Evan FORGET

Fondateur du site et principal rédacteur de Bref le Mag. Photographe dans la vie, et passionné de bugs et de technologies.

18 commentaires

  1. pas mal…
    merci pour tous ces conseils !! j’aurais jamais pensé au bouchon d’oreille… !!!

  2. le schéma pour le placement est vraiment intéréssent !!

    merci bcp pour les explications !!

  3. « je vous conseille d’y aller le plus souvent possible avec au moins un ami. S’il est sympa, il vous aidera pour le changement d’objectifs ou porter un ou deux trucs, et si il est encore plus gentil, il essayera de vous couvrir afin de protéger le matériel »

    lol.

    Merci pour ce tuto très compelt !! j’ai appris plein de chose !!

  4. Hello !

    J’ai lu entièrement ce tuto et je vous remercie pour ce que vous faites. Il est très complet, écrit avec humour, et ça se lit tout seul !

    Je reviendrais souvent !

  5. merci beaucoup ! 🙂

  6. « et si la situation devient insoutenable (pression, pogo, bière qui vole..) »

    C’est si violent que ça ???!!!

  7. Je note surtout le Raw, que je n’utilisais pas auparavant… Mais depuis quelque temps j’ai activé la prise de vue Raw + jpg et la différence est… époustouflante :O
    J’aurais du l’utiliser depuis le début ça 🙂

    Excellent tutoriel 😉

  8. Pour ce genre de photos, il n’y a pas de doute qu’on fera un meilleur travail avec un grand angle voir un 50 qui ouvre bien, plutôt qu’un zoom. Bravo, très bon article. Cordialement

  9. Hello,
    je n’utilise pas le 80-200 f2.8. Je n’en ai pas ;-( Mais même sans cela, il serait rare de me voir avec, surtout dans les salles parisiennes, qui sont très petites (Scène Bastille, etc …) mais là où ce type d’objo est idéal, c’est également pour prendre les batteurs, qui sont malheureusement les musiciens les moins pris en photo.
    Des salles comme l’Elysée Montmartre ont une scène très haute et par moment, vaut mieux être dans le public pour faire de « meilleures photos » (tout dépend de ce que l’on aime bien sûr).
    Il m’est arrivé des fois de mettre de côté le 50mm car j’étais trop prêt (c’était le cas pour Ultra Vomit à l’EMB Sannois).
    Le plus difficile c’est de partir avec tout le matériel possible, surtout lorsqu’on ne connait pas la salle. A l’inverse, lorsqu’on connait la salle, on peut se permettre de ne pas tout prendre.
    Chacun voit la photo comme il l’entend et c’est ça qui est sympa justement ^^

  10. Bonjour,
    Je viens de découvrir ce site et trouve le sujet intéressant. Je pratique moi-même la photo de concert, occasionnellement et pour le plaisir (et par sympathie pour plusieurs groupes locaux ) depuis quelques années.
    En ce qui me concerne, au niveau objectif, je navigue entre un 18-55 et un 70-300. Le deuxième a l’avantage de permettre des gros plans, des portrait sympathiques.
    Je photographie beaucoup en bar ou en pleine air.
    Pour ce qui est du flash, j’essaie d’éviter même en faible luminosité.

  11. Bonjour,
    voilà je suis une amie qui fait parti d’un groupe de musique à plusieurs reprise j’ai eu la chance de pourvoir la photographier. Mais je rencontre toujours le même problème, pas assez de lumière, car se sont des petite salle, voire des bars, restaurants. J’ai un 50mm à 1.8 et un 17-70mm à 2.8-4. Si je reste en mode « prio à ouverture » j’ai souvent du floue soit bougé soit les personnes qui bougent trop, car la vitesse ne descend pas assez. J’ai peur de passer en manuel et de ne pas savoir gérer!
    Une petite astuce peut être ?
    Merci

    • Solution, monter les ISO !

      Mais c’est un bien pour un mal. En effet, vos photos seront moins flou, un peu plus lumineuse mais en revanche, si votre appareil ne gère pas le bruit correctement, vos photos seront très vite « entachée » par un trop plein de bruits et le résultat final ne sera pas non plus exploitable..

      Il faut donc jongler entre la bonne vitesse, la bonne lumière, et les bons ISO !

      Tout un art !

  12. Merci pour cet article très intéressant, perso j’ai déjà couvert quelques concerts avec du matériel de base (350d et 18-55… je sais ça fait mal), franchement il est très difficile d’assurer 5 bonnes photos dans ces conditions!
    Pour le dernier, j’avais un 50mm f1.8, franchement ça ma changé la vie, même avec mon vieux apn!
    Ce week-end je dois couvrir un festival de métal, j’appréhende énormément la fosse, peur pour mon matériel qui est neuf (7D, 17-50 f2.8 et 70-200 f2.8 is), l’histoire de tes cotes est loin de me rassurer!!!

  13. J’en ai déjà fait et j’aime beaucoup? C’est très technique. Quand on aime la musique de groupe, ca peut être vraiment jouissif, enfin je parle pour moi:-)
    Jamais de flash pour ma part.

  14. Bonjour,
    Super article ça confirme des idées que j’avais et me donne des info auquel je n’aurais pas pensé donc un grand merci
    Pour ma part je fais de la photo de concert dans une petite salle et pour des groupes local étant à la base plutot photographe nature j’ustilise un macro 105 mm F2.8 pour les plan rapproché et je tourne avec mon 18-55 et un 12-24 grand angle et quand j’ai accès au batteur un 10mm fisheye et quitte à déplaire j’utilise le flash pas pour chaque photo évidement les groupes en retour ne s’en sont jamais plein ils disent ne pas forcement le remarqué avec toutes les lumiere qu’y les atteignent déjà je l’utilise en 2ème rideau donc le résultat est assez sympa pour les jouer avec les lumière et je le fais uniquement dans la salle ou je suis photographe officiel et donc en général seul photographe.
    Je me suis reconnu quand à ce faire embarqué dans les pogo des belles frayeurs pour le matériel

    Bonne continuation et encore merci

Laisser un commentaire